Les manuscrits de L.B. abondent en dessins. Les contes, les pensées, les proverbes sont tous illustrés. Parfois, le dessin intervient dans le texte même comme une extension naturelle de l’écriture.
Il garda toujours l’habitude qu’il avait, instituteur, d’illustrer ses propos d’un rapide dessin tant il est vrai qu’un dessin est souvent plus « parlant » qu’une longue explication.
Les moyens employés étaient des plus simples, un crayon, le stylo avec lequel il écrivait, quelques crayons de couleur, un gros crayon rouge et bleu dit de charpentier, un bout de buvard pour estomper, pas de gomme. Pratiquement ce dont disposaient les écoliers des classes qu’il inspectait.
Ceux qui ont vu dessiner L.B. ont été frappés par l’extrême rapidité d’exécution. Il avait le talent d’un caricaturiste et a lui-même illustré plusieurs de ses livres (De poivre et de Sel, etc.) mais le rendu imprimé est loin d’avoir la saveur des originaux.
Les dessins présentés ici ne sont qu’un aperçu d’une œuvre graphique qu’il ne considéra que comme un amusement.