Sagesse…
Quelle que soit la peau qu’on
habite ici-bas,
Il faut s’en contenter et ne la quitter pas.
Trop étroite ou trop large, elle est à la mesure
De l’être pour lequel la tailla la Nature.
Je regagne mon trou, car maintenant je sais
Qu’autrui n’est pas heureux autant que je pensais.
O pauvres animaux, ô pitoyables hommes
Que la faim et la peur troublent entre deux sommes,
Accomplissez sans moi votre triste destin !
Né Rat, je reste Rat : le petit Rat justin.
Justin chez les Hommes
Quand le sourire revient, deux grandes vertus l’accompagnent : l’indulgence pour les autres et, pour soi, le courage de vivre.
Quatre du Cours Moyen
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Pour noire que soit l’âme d’autrui comme un grenier à foin, comme un grenier à foin elle a toujours une petite lucarne de ciel.
La maison qui chante
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La sainteté n’est pas d’aspirer à une vie supérieure, mais de vivre supérieurement la vie inférieure dans laquelle on est engagé.
De Sel et de Poivre
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Le jardinage conduit à la science pratique, à la haute et douce philosophie, souvent à la religion.
L’imagination est la revanche du pauvre. C’est partant de rien qu’on a tout.
Ce beau temps-là
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Le principal plaisir de la pêche est de tourner le dos au monde, de l’oublier totalement, de ne penser à rien.
L’homme et le vent
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Montrer la route de la sagesse à autrui est facile et agréable; la suivre soi-même l’est moins ; comme si, après le compas de l’ingénieur qui la trace, il fallait manier l’outil grossier du cantonnier qui la fait.
L’hypocrisie et la sagesse des vieux, c’est d’enseigner aux jeunes une morale à laquelle ils ne croient plus.
Troisième Carnet d’un Pédestrian – Vaticane
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La sagesse est de parler pour ne rien dire, ne rien dire pour ne rien promettre, ne rien promettre pour ne rien donner, ne rien donner pour ne rien s’entendre reprocher.
Carnets – Vaticane
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La sagesse est d’ennoblir sa joie d’un peu de tristesse et d’alléger sa tristesse d’un peu de joie.
La Flûte à deux Trous – Contes du Chabridou
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Je chevauche POURQUOI comme un cheval fougueux
et me traîne sur PARCE QUE comme sur des béquilles.
Le grand Lettré et le petit Pâtre – Le Tambourin d’Argile
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Toute liberté ici-bas est conditionnée par une cage trop grande pour que celui qui l’habite en puisse reconnaître l’existence.
Un village au bord de la mer
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L’ironie est la force et la consolation de l’esprit.
Quatre du Cours Moyen
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Ne regarde aucune femme avec mépris car, pour qu’elle te devînt infiniment précieuse, il suffirait que toutes les autres disparussent.
Vivre en un milieu laid et méchant; être un homme avec toutes les bassesses que cela comporte ; être un crabe parmi les crabes ; porter sa croix, en faire porter une à d’autres ; et, hors de tout cela, tirer une œuvre propre, lumineuse, riante et réconfortante comme une matinée de printemps.
L’école buissonnière est l’heureux correctif de l’autre.
Méfie-toi de toi-même, car il y a au centre de toi tout ce que tu fus hier et tout ce que tu risques d’être encore demain.
Les Evangiles gaillards
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L'immobilité des pacifiques, seule, est belle.
Le Cluseau du Bois Brun
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Apprends que la vraie marque de la bonté de Dieu, c’est la promesse de néant qu’il fait aux âmes supérieures.
Parabole de la verrue.
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Ce qui compte, ce n’est pas l’expérience, mais l’expérience de l’expérience.
Sois simple ; sois tout à tous ; sois sensible ; sois modeste, effacé ; dissimule ton savoir, ton talent, ta force, ta santé ; diminue-toi pour que les autres ne soient pas diminués ; au besoin, sacrifie-toi... et tu n’auras fait que les confirmer dans le mépris où ils te tiennent spontanément.
La bête affamée, la bête repue, la bête en chaleur, la bête haineuse n’est pas plus sage que l’homme ; la sagesse de la bête n’existe que dans les rares moments d’absence de besoins ; et la folie de l’homme est de n’avoir pas de ces moments-là.
Ce sont nos peurs qui nous ont civilisés, et ce sont nos peurs qui nous ramèneront à la barbarie.
Second Carnet d’un Pédestrian – (Vaticane)
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Les épreuves conduisent plus sûrement à Dieu que les preuves.
Après avoir été excusé d’être jeune, il faut se faire pardonner d’être vieux.
Comment plaindre des vaincus quand on entrevoit quels vainqueurs ils auraient pu être ?
La foi en l’avenir trahit l’ignorance du passé.
La faim de l’un est la fin de l’autre.
Couche-toi en chapon, dors en loir, lève-toi en coq, vis en alouette.
La sagesse est le fond de cuve de la folie.
Sagesse, essai tardif pour rattraper la bêtise d’être né.
Rentre en toi-même, mais n’y reste pas trop longtemps.
Entre deux proverbes, la sagesse du silence.
Fond de sac (Vaticane)
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Les lutins morts, la Terre lui parut déserte.
Flosco